Paolo Pellizzari
La prise de vue panoramique fut pour moi une découverte. Malgré ses déformations, son angle correspond au champ de l’œil : 140°. L’équation est simple, ce que l’on montre est ce que l’on voit.
« Tout en un », voilà ce qui me fascine. L’opéra humain et ses décors, les figurants, les costumes, l’éclairage, la chanteuse, l’histoire, l’orchestre, la plus belle note de musique au moment épinglé de ça déclaration d’amour.. Le tout dans une photo. Des scènes comme celle- là, il y en a partout dans le monde, elles sont à la fois limpides et d’un luxe éclatant. Elles sont universelles.
Les hommes sur terre se déplacent comme des bancs de poissons en mer, tous changent de direction en même temps, regardent les mêmes choses, sont motivés par les mêmes valeurs, la peur, l’appât du gain, le jeu, le pouvoir, l’amour, le beau … Je suis l’un d’eux, mais mon métier – mon luxe – est de pouvoir se mettre sur le côté et observer. Mes intérêts sont ceux de tous, je me pose les mêmes questions; ma passion, c’est d’en illustrer des aspects.
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