Pourquoi faut-il périodiquement, depuis le
début des grandes guerres, se jeter au se-
cours de la nouvelle comme d’une simple
Pologne, comme si quelque monstre totalitaire
menaçait de l’étouffer.
Dominique Aury, 1950

 

Tout au long de mes recherches sur la nouvelle au XXe siècle, j’ai mis à jour, écrits par des nouvellistes ou des essayistes, un nombre élevé de textes qui proposent une réflexion sur le genre (de 1902 à 2000). Curieusement, la plupart des exégètes de la nouvelle, tous les « théoriciens » de la nouvelle ne les prennent pas en considération. Ce que j’avoue ne pas comprendre. Même si beaucoup de ces textes sont minces, voire sommaires, n’évitent pas l’écueil des généralités, des commentaires hâtifs, des jugements trop personnels (mais est-ce leur apanage ?), ils sont le premier reflet indiscutable de l’actualité de la nouvelle qui s’est faite année par année : à ce titre, ce sont là des documents qu’on ne peut occulter. Il m’est venu dés lors l’idée de rassembler ces textes éparpillés dans mes trois Bibliographies et de les présenter au travers de dix rubriques (pour chaque texte, on trouvera une notice plus ou moins détaillée dans les chapitres La Vie de la nouvelle. 2. Un répertoire de textes critiques).


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