Je n’ai garde d’oublier, par ailleurs, que pour René Godenne, avant le
le XIX° siècle, la nouvelle n’est pas un « genre narratif qui possède
ses caractéristiques propres ». Au risque d’entrer dans « le grand bêtisier
de la nouvelle », dont il menace l’imprudent critique, je vais cependant
tenter l’expérience. !!!!!!!
Madeleine Bertaud,
La Nouvelle de langue française aux frontières
des autres genres, du Moyen Age à nos jours, Louvain-la-Neuve,
Quorum, 1997, p.139

Tout au long de quarante années d’études consacrées à la nouvelle (pas de vie : soyons sérieux), j’ai eu souvent l’occasion de découvrir l’un ou l’autre commentaire, tel ou tel jugement qui m’ont sidéré, abasourdi, stupéfié, fâché, exaspéré, désolé tant ils témoignent d’une méconnaissance absolue des choses, tant ils élèvent, en termes formels, l’erreur au rang de vérité, tant la remarque assassine sur une forme de récit qui existe s’avère démesurée (Je ne crois pas que le théâtre, le roman, la poésie aient jamais été ainsi pris à parti). Je me suis souvenu de quelques-unes de ces perles – mais j’aurais aimé avoir la mémoire plus fidèle.

 

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