PRéSENTATION PAR BAPTISTE MORGAN
Je ne sais plus à quelle occasion j’ai réalisé cette notice, sans doute la sortie de Mon voisin, c’est quelqu’un. Elle permet à Baptiste de dire tout le mal qu’il pense de moi...
Vincent Engel m’enquiquine. Il fait le malin parce qu’il a publié avant moi chez Fayard. Mais sans moi, il ne serait rien. Il prétend n’en rien savoir. Il dit à qui veut l’entendre que je suis son double « adoré et détesté » ; il est ma doublure, oui ! Il affirme aussi que je suis ce qu’il serait devenu s’il n’avait pas rencontré sa femme. Son père l’a dit : toujours laisser leurs illusions aux gens ! Un jour viendra où j’écrirai la vraie histoire de Vincent Engel. En attendant, je le laisse inventer ce qu’il croit être ma vie. De nous deux, c’est moi qui durerai le plus longtemps... Baptiste Morgan.
Présentation bio-bibliographique complète
Professeur de littérature contemporaine à l’Université de Louvain et d’histoire contemporaine à l’Ihecs. Outre ses travaux de critique littéraire, il poursuit également une réflexion plus générale sur les implications de la deuxième guerre mondiale, et plus particulièrement des camps d’extermination. Dans cette optique, il a notamment publié un essai intitulé : Pourquoi parler d’Auschwitz ? et une étude de l’œuvre romanesque d’élie Wiesel, aux éditions Peter Lang : Au nom du père, de Dieu et d’Auschwitz. Ses recherches scientifiques se concentrent sur la littérature française du XXe siècle et les rapports entre idéologies et littérature (particulièrement le fascisme). Dans le cadre de son enseignement, il a publié aux éditions Academia-Bruylant (Louvain-la-Neuve) une Histoire de la critique littéraire des XIXe et XXe siècles. Depuis 2004, il a mis en place la première filière en création littéraire dans une université européenne.
Il a été chroniqueur dans Le Soir durant de nombreuses années et également sur les antennes de Mint, jeune radio dynamique hélas assassinée par un CSA politisé à l’excès, comme presque tout dans ce pays.
Il tient une chronique chronique littéraire dans le supplément du samedi du Soir, Victoire.
Vincent Engel est aussi écrivain. Il a publié au Québec (éditions de l’instant même) en 1993, un premier recueil de nouvelles, Légendes en attente, couronné par le prix Franz de Wever 94 et finaliste du prix Rossel ; en 1994, un deuxième recueil, La vie malgré tout, couronné par le prix Renaissance de la nouvelle et finaliste du prix AT&T 95 ; un roman, en 1995, en coédition avec Labor : Un jour, ce sera l’aube (et réédité en 2005 aux éditions des 400 coups), et au début 1996, en coédition avec Alfil, une longue nouvelle : Raphael et Lætitia ; La vie oubliée, roman publié sous le pseudonyme de Baptiste Morgan (L’instant même et Quorum, 1998). Il a également réalisé, dans le cadre du Prix Gilson de la CRPLF, une radio-fiction, Soir de fuite. Cinq de ses nouvelles ont été adaptées au théâtre par Michel Poncelet et Bernard Lefrancq, dans un spectacle créé à Bruxelles en septembre 1995, intitulé Nous sommes tous des faits divers. Il a également écrit le livret d’un oratorio à la mémoire d’Auschwitz, dont Gaston Compère a réalisé la musique. En avril 1999 est sorti son troisième recueil de nouvelles : La guerre est quotidienne (mêmes éditeurs). En octobre 1996, est sorti un volume sur la Francophonie qu’il a dirigé : Nos ancêtres les Gaulois ; regards d’écrivains sur la Francophonie, aux éditions Quorum. En décembre 1996, sont parus les Actes du colloque La nouvelle de langue française aux frontières des autres genres, du Moyen âge à nos jours, volume I, aux éditions Quorum.
Il a été, de 1998 à 2001, président de l’AGdL (Association des gens de lettres). En janvier 2000, est paru aux éditions Fayard (en coédition avec L’instant même) Oubliez Adam Weinberger, un roman et en mars de la même année, aux éditions du Rocher, un essai sur Frédérick Tristan : Frédérick Tristan, ou la guérilla de la fiction. Oubliez Adam Weinberger fera l’objet d’une traduction allemande, chez Ullstein Berlin. Il a en outre été finaliste du prix Rossel, du prix du Parlement de la Communauté française de Belgique, du prix des auditeurs de la RTBF. Il a obtenu le prix Sander Pieron de l’Académie royale et le prix des lycéens 2000.
En avril 2001, est sorti chez Fayard Retour à Montechiarro, qui a reçu un excellent accueil du public et de la presse, a été sélectionné pour des nombreux prix et a reçu le Rossel des Jeunes.
Aux éditions Luc Pire électronique, il a publié, en février 2001, un volume de chroniques et d’articles sur les commémorations du cinquantenaire de la fin de la guerre : Des anciens combattants aux nouveaux convaincus, avec des photographies du Luxembourgeois Joseph Tomassini. Chez Luc Pire également, il a publié un roman pour enfants, La souris qui rêvait d’aller au Bout-du-Monde, en 2001, et sortira, dans la collection « Petit Pire », un micro-livre intitulé Médiocrités. Aux nouvelles éditions le Grand miroir, est sorti, en novembre 2001, une longue nouvelle intitulée Vae Victis, dont le narrateur est Baptiste Morgan. C’est sous ce pseudonyme qu’il a publié en 2002, en coédition Fayard-L’instant même, un roman intitulé Mon voisin, c’est quelqu’un, qui a été réédité dans la collection «Espace Nord» en 2009.
En 2003, sont parus Requiem vénitien, roman édité chez Fayard, et la réédition de Raphael et Laetitia chez Mille et une nuits.
En 2004, toujours chez Fayard, Les Angéliques, roman.
En 2005, la sixième Nature morte de Baptiste Morgan (son troisième livre publié) est parue aux éditions de L’instant même, à Québec : L’art de la fuite.
En 2006, il publie une biographe de David Susskind, Le don de Mala-Léa, aux éditions du Grand Miroir et un roman, Les absentes aux éditions Jean-Claude Lattès.
Une de ses pièces, L’imposture a été montée à Bordeaux en 2007.
En octobre 2007, il collabore avec Franco Dragone et Yves Vasseur pour l’adaptation d’Othello, dans le spectacle Othello, passeur créé au théâtre du Manège, à Mons.
Depuis janvier 2008, il est directeur du comité Espace Nord, la collection de poche patrimoniale, reprise par le groupe Luc Pire, et qui publie les classiques de la littérature belge.
Ce sera également l’année d’une première réalisation cinématographique, en collaboration avec André Buytaers : La chasse aux truffes, à la fois moyen métrage et longue nouvelle.
2009 sera une année importante : outre une collaboration continue avec Franco Dragone pour l’écriture de ses spectacles, il y aura la publication de plusieurs livres, après trois années d’absence...
Parus en Livre de poche :
Retour à Montechiarro (2003, Prix des Libraires)
Oubliez Adam Weinberger (2004)
Requiem vénitien (2004)
Les angéliques (2006)
Les absentes (2008)
Mon voisin, c’est quelqu’un (2009)
Traductions :
La guerre est quotidienne : russe
Oubliez Adam Weinberger : allemand, russe
Mon voisin, c’est quelqu’un : russe
Données personnelles :
Né à Uccle, le 20 septembre 1963.
Marié en 1990.
Une fille, née en 1991.
Un garçon, né en 1999.
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