Miroir des illusions

Enfin l’histoire de Raphael et Lætitia !

Le 4 mai prochain, sortira Le Miroir des illusions, aux éditions Les Escales. Quinze ans que j’y pensais… Il m’a aussi fallu trouver un éditeur. Ce fut Caroline Laurent, qui travaillait auparavant chez Lattès, et qui m’avait déjà accompagné pour des romans précédents, en lien avec Karina Hocine, directrice littéraire. Caroline a eu cette chance rare dans le monde de l’édition, de pouvoir créer une nouvelle collection chez un éditeur reconnu, au sein d’un groupe important (Edi8), qui plus est la première collection « domaine français » de cet éditeur.

Cette collection a démarré en mars 2016, et Le Miroir sera le troisième titre publié. Une formidable aventure qui démarre !

Un été qui sera bien chargé, puisque vous pourrez aussi découvrir à Avignon, en juillet, l’adaptation que j’ai réalisée de la nouvelle « Jonas » de mon écrivain préféré, Albert Camus, dans une mise en scène atypique de Marc Bogaerts, avec Carlos Vaquera, Sandrine Henry et Audrey Devos, le tout mis en musique par Charles Loos. Mais je vous en reparlerai bientôt !

__________________________________

Par ailleurs, vous trouverez ici toutes les informations sur les livres que j’ai publiés et sur les projets auxquels je participe.

Les étudiants qui souhaitent obtenir le lien pour consulter les dossiers de presse pour des travaux, ou tout autre personne qui aurait des questions, peuvent me contacter.

Les actualités sont annoncées via la page Facebook. Je vous renvoie plus particulièrement à la section « vidéos », où vous trouverez quelques interviews.

Enfin, je vous invite tout particulièrement à découvrir l’Apiroméron : vous y trouverez toutes les nouvelles que j’ai écrites, en accès libre.

 

  • Une analyse scientifique du rapport à la Shoah dans mes livres

    André Bénit, de l’université autonome de Madrid, a publié un article fouillé et très intéressant sur « Au-delà des multiples silences… Fictionnaliser la Shoah pour en surmonter la douleur et perpétuer le souvenir. Le défi de Vincent Engel et de Françoise Lalande-Keil ». C’est un plaisir et un honneur pour moi de me retrouver associé à Françoise, dont j’admire le travail.

  • Bibliographie

    bibliotheque-livresBibliographie complète 2014

    Vous pouvez consulter ici ma bibliographie complète (incluant les articles scientifiques).

  • Le point de vue de Baptiste Morgan

    Vincent Engel m’enquiquine. Il fait le malin parce qu’il a publié avant moi chez Fayard. Mais sans moi, il ne serait rien. Il prétend n’en rien savoir. Il dit à qui veut l’entendre que je suis son double « adoré et détesté » ; il est ma doublure, oui ! Il affirme aussi que je suis ce qu’il serait devenu s’il n’avait pas rencontré sa femme. Son père l’a dit : toujours laisser leurs illusions aux gens ! Un jour viendra où j’écrirai la vraie histoire de Vincent Engel. En attendant, je le laisse inventer ce qu’il croit être ma vie. De nous deux, c’est moi qui durerai le plus longtemps…


    Baptiste Morgan.

19 thoughts on “Bienvenue

  • 25 octobre 2014 at 19 h 25 min
    Permalink

    Cher Vincent Engels,
    Je viens de vous écouter dans une émission de Musique 3. Bien sûr, je vous connaissais déjà, et j’avais déjà lu l’un ou l’autre de vos article, peut-être plus. Ce qui m’a fait demeuré sur votre émission, ce sont vos commentaires, si éclairés, sur Vivaldi. Sachez que, comme vous, la musique est, comme on dit, la consolation de la vie (j’aurais souhaité, comme vous, une carrière musicale, compositeur ou chef d’orchestre. Mais j’ai plus ou moins choisi d’être historien d’art (peut-être avez-vous entendu parler de moi à propos des nombreux ouvrages que j’ai écrits sur l’art belge et ses artistes des XIXe-XXe siècles?). En tout cas, je voudrais vous envoyer un ouvrage qui me tient à cœur, et qui concerne la musique aux XX et à La Libre Esthétique, édité à l’occasion de la belle expo « Impressionnisme et fauvisme en Belgique » dont j’étais le commissaire au Musée d’Ixelles, en 1992, si je me souviens bien. Bien artistiquement à vous.
    Serge Goyens de Heusch (sgh@skynet.be) Av. Arnold Delvaux, 18 – 1180 Bruxelles

    Reply
    • 11 décembre 2014 at 7 h 23 min
      Permalink

      Cher Monsieur,

      Merci infiniment pour votre message qui m’a profondément touché. Je vois parfaitement qui vous êtes, d’autant que mon père était un amoureux et un collectionneur de peintres belges. J’ai passé les weekends de mon enfance chez Wolvens et Dasnoy, et côtoyé d’autres artistes dont mon père collectionnait les toiles.

      Nous partagions (pour être honnête, il m’a transmis) des goûts artistiques, mais plus que la peinture, c’est la musique qu’il m’a appris à adorer. Je ne pourrais vivre sans elle. Je serai donc très heureux de découvrir cet ouvrage, et je serai plus heureux encore que nous puissions nous rencontrer pour procéder à un échange. Serait-ce possible pour vous ? Peut-être devrons-nous attendre le début du mois de janvier, car je dois partir en Chine.

      Très cordialement

      Vincent Engel

      Reply
  • 15 février 2015 at 9 h 49 min
    Permalink

    Cher Monsieur,
    j’ai lu avec plaisir votre article paru dans la version électronique du Soir : » Les ennemis de l’intérieur ». Votre analyse me semble pertinente et rejoint ce que moi-même et mes camarades syndicalistes pensons de la situation actuelle. Votre apport sur l’effacement des dettes est une nouveauté pour nous, et enrichira certainement le débat.
    Par contre, et là j’avoue en être étonné, votre article semble avoir été mal relu et comporte plusieurs fautes d’orthographe qui ne sont pas des coquilles ou des fautes de frappe. « Le Soir » n’étant déjà pas un exemple en la matière, il me semble qu’il y a là matière à amélioration.
    Ceci n’enlève bien sûr rien au fond de votre article.

    Cordialement

    A De Prins

    Reply
  • 15 février 2015 at 16 h 11 min
    Permalink

    Je partage votre ressenti , malheureusement.
    La musique me semble l’essentiel, je suis expatrié dans un pays dont je ne parle pas la langue, heureusement je connais quelques accords et quelques mots personnels que je peux exprimer avec ma guitare… . Oui, la musique est universelle et la connerie aussi.
    Cordialement

    Reply
  • 24 mars 2015 at 12 h 57 min
    Permalink

    Par rapport à votre chronique du 23/03/2015

    Je trouve que votre article reflète l’homme juste que vous êtes.

    Cordialement.
    ADDI H.

    Reply
  • 18 mai 2015 at 8 h 51 min
    Permalink

    Cher Monsieur Engel,

    J’ai également écouté -en partie héla seulement- l’émission sur Musiq 3…où vous parliez si bien de Vivaldi (magnifiques extraits à l’appui). Je me suis ensuite rendue chez Graffiti, pour me procurer le fameux livre dont vous parlez dans l’émission; je n’étais pas la première à le demander, et les vendeurs m’ont confié qu’ils étaient bien perplexes, n’ayant pas trouvé le fameux livre encore…Pouvez-vous me dire de quoi il s’agit?

    Merci de toutes façons car entretemps je réécoute Vivaldi qui n’est jamais bien loin de mes habitude d’écoutes

    Bien à vous Geneviève

    Reply
  • 31 mai 2015 at 13 h 02 min
    Permalink

    Merci pour votre magnifique billet sur la peine de mort dans « Le Soir »
    Vous exprimez de manière claire et implacable toute l’absurdité de ce qui est, au final, un crime sponsorisé par l’état.
    L’abolition de la peine de mort est l’une de plus belles conquêtes de l’histoire en faveur de la dignité humaine et des droits de l’homme, et le reflet général de l’état de démocratie et d’ouverture d’une société.
    Merci d’avoir su mettre les mots justes pour nous rappeler combien il est important de lutter contre tous ceux qui voudraient remettre en question l’abolition.

    Reply
  • 23 juin 2015 at 11 h 29 min
    Permalink

    Monsieur,

    Je me permets de venir vers vous pour tenter d’obtenir le fond de votre pensée au sujet de Etienne Chouard retenue dans votre billet daté du 22 courant sur le site du journal « Le Soir ».

    Il me faut ajouter que par ailleurs, un commentaire émanant d’un tiers, avoue aussi ne pas bien comprendre le sens de ce billet.

    Ceci, connaissant quelque peu Etienne Chouard et le manque total d’opportunisme jamais pris en défaut, ni le moindre parti-pris envers quelques partis, ni parties, que ce soient.

    Cela, hormis, celui du souci constant, sans aucune défaillance, depuis les années que je suis ses productions, de communiquer, de transmettre, d’éveiller, non pas une population, de fait choisie et « élue » d’étudiants, mais bien plutôt générale…

    Et cela avec une générosité, et une tempérance jamais en défaut…

    Qui parmi nos élites intellectuelles, combien sacrifient encore, avec cette simplicité, et cela sans jamais aucun souci d’entregent…, à DONNER le fruit de ses incessantes recherches…

    C’est un soussigné, de soixante deux ans, étudiant en 2ème licence droit par le Cavej à Paris 1, qui n’a jamais rencontré durant les deux premiers tiers de sa vie, le moindre identique souci de transmettre émanant de la « classe » des « monsignores » dans les universités belgo-belges…

    Particulièrement, et à suffisance cela me suffit, EC est LE SEUL, parmi tous ceux-là, a jamais avoir eu le souci, non seulement de lire, AVANT, le référendum de 2005, le projet de constitution européen… n’en déplaise à tous qui le vilipendent, mais bien plus, LE SEUL, à avoir porté ses réflexions tous azimut, et cela sans aucun esprit de retour…

    Notre univers intellectuel et médiatique serait-il constitué d’une proportion bien plus importante d’EC, que nous ne serions pas dans la situation dans laquelle nous sommes, et cela malgré les travers qu’il, probablement et forcément, emprunte au gré de toutes les dimensions qu’il explore incessamment.

    Voyez ses constatations quant au contenu, plus que lacunaire, des manuels d’économie… 8

    Un très curieux de lire votre position,
    bien à vous,
    claude Lebrun.

    Reply
  • 20 septembre 2015 at 9 h 44 min
    Permalink

    Bonjour MR,
    Je ne suis pas sur Facebook donc suite à votre article de ce matin (20/09/15) dans Le Soir « Europe, toujours grande et belle? » je vous fais ce petit commentaire.
    Le suis tout à fait d’accord avec vous, j’ai apprécié cet article.
    J’y ajouterai seulement que si au sortir des difficultés de reconstruction des mais-faits de 1940-1945, les pays occidentaux avaient consacré un peu plus de leur produit intérieur brut (l’on palabrait pour savoir si l’on consacrait 0.5 ou 0.6%) pour développer et construire les pays, non encore appelés en voie de développement, des dictateurs de tous poils ne seraient sans doute pas apparus de ci, delà et ces pays n’auraient sans doute pas été exploités comme ils le sont toujours. Les guerres actuelles n’auraient sans doute pas excités et l’exode non plus.
    Cordialement.
    Gilbert Romain.

    Reply
  • 6 décembre 2015 at 13 h 47 min
    Permalink

    Bonjour Monsieur Engel,

    Je viens de lire votre chronique: Michel Onfray et la place de l’intellectuel.
    Et ça fait du bien de vous lire !
    Merci !

    Je partage totalement ce que vous avez écrit.
    Le silence d’un homme d’idées, qui accepte et participe au débat, est toujours triste et appauvrissant.
    Il nous reste, heureusement, ses livres.
    J’espère que ses futurs livres seront, rapidement, des moteurs aux vrais débats d’idées.

    Je lis vos chroniques sur le site du journal LE SOIR.
    J’apprécie vraiment votre travail et vos analyses.

    Sincères salutations,

    Xavier Biermans

    Reply
  • 13 décembre 2015 at 15 h 22 min
    Permalink

    Je lis occasionnellement vos chroniques sur le site du journal Le Soir.
    Quelques points de désaccord avec vous, souvent ponctuels, mais comme c’est rafraîchissant de lire vos commentaires éclairés!
    Dans votre récente chronique « Le Pen, Sarkozy et Trump, fossoyeurs des mots » je regrette simplement que vous considériez que Nicolas Sarkozy bafoue ouvertement le principe de la présomption d’innocence lorsqu’il dit « « les coupables ont été présentés aux juges » », alors que ce malheureux ne sait sans doute pas ni ce que sont les juges ni les coupables (ni bien entendu les inculpés).
    Méchant va!

    Reply
  • 3 janvier 2016 at 11 h 44 min
    Permalink

    Monsieur Engel ,
    J’ai vécu hier un véritable coup de cœur en lisant votre livre  » Les Diaboliques » ( Je l’ai lu en 2h30) Tous les sentiments y sont exprimés : l’amour, la haine , le vice , l’avarice , la vengeance. L’intrigue et le dénouement qui nous amène jusqu’à la dernière page . Je vous avais déjà lu ,  » Le Requiem Vénitien  » entre autre qui m’avait aussi transportée pendant quelques heures .
    Merci pour ces bons moments ,

    MF Panneels

    Reply
    • 3 janvier 2016 at 11 h 51 min
      Permalink

      Merci beaucoup!

      Reply
  • 10 janvier 2016 at 10 h 27 min
    Permalink

    Bonjour Monsieur,

    Toute mes félicitations pour votre article « ici bin hein berliner »
    Il exprime parfaitement mes impressions au retour d’un bref séjour que j’avais fait dans cette ville sinistre il y a une quinzaine d’années.
    J’avais trouvé cette ville horrible ( malgré tous les éloges qu’on m’en avait fait ) et dès les premiers instants je ne pouvais pas m’empêcher de penser à chaque instant à toutes les horreurs du nazisme. Cet état d’esprit ne ma pas quitté pendant ces 3 jours. JAMAIS je n’y retournerai. J’habite Arlon, à moins de 50km de la frontière allemande, mais je n’ai qu’exceptionnellement franchi la Moselle en 40 ans… Et comme mon père, j’ai toujours refusé d’acheter une voiture allemande…
    Et pourtant, étant né juste après la guerre, cela n’aurait pas du tant m’impressionner. Mon père avait été prisonnier comme officier de réserve mais ne nous a jamais parlé de la guerre. Par contre, notre mère, grande catholique, nous en a suffisamment parlé et notre jeunesse a été imprégnée de ses souvenirs et de ce qu’avait enduré une partie de sa famille: je porte d’ailleurs le prénom de son frère aîné, engagé comme volontaire à 20 ans, en 1914. Comme il était séminariste, il avait fait toute la guerre comme brancardier sur le front de l’Yser. En 1944, il a été déporté comme résistant et est mort en camp de concentration après avoir volontairement remplacé un condamné à mort. Un autre de ses frères a été emprisonné par les allemands mais a eu plus de chance. Quand Jean-Paul II dans un de ses discours a dit, après avoir visité Auschwitz, qu’il fallait pardonner aux allemands, ma mère qui devait avoir à l’époque au moins 80 ans, dès qu’elle l’a entendu s’est levée d’un bond pour décrocher le grand portrait du pape qui trônait au dessus de sa TV en disant: On ne pardonne pas aux allemands ! ( je lui avais alors rappelé malicieusement que le pardon des offenses était une des valeurs fondamentales de sa religion…)

    Toutes mes félicitations, en plus de vos articles intéressants, pour votre oeuvre littéraire.

    Reply
    • 10 janvier 2016 at 10 h 32 min
      Permalink

      Merci pour votre message, qui contraste singulièrement avec les commentaires sur la page du Soir – mais je pense que les gens lisent parfois un peu trop vite. Sur la question du pardon, j’aime l’approche d’Armand Abécassis pour qui il est une nécessité d’abord parce qu’il implique la reconnaissance de la faute par celui qui en est responsable et ensuite parce qu’il doit déboucher sur un dialogue entre bourreau et victime pour le maintien de la mémoire et la prévention d’une répétition. Il est sûr aussi que les Allemands nés après la guerre n’ont pas à être pardonnés puisqu’ils ne peuvent être tenus pour responsables.

      Reply
  • 11 janvier 2016 at 21 h 36 min
    Permalink

    « ich bin hein berliner » , à propos de votre article au journal le soir:
    je comprend votre état d’esprit vis à vis de Berlin,
    et je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous, par deux fois qqes semaines
    j’ai eu la chance de connaitre Berlin quand le sordide mur de Berlin
    existait encore , ce fut une leçon d’histoire, et travaillant pour le théâtre
    avec Benno Besson , j’ai passé chaque jour à pied le  » check point charlie »
    de ouest en est , et traverser cette frontière fut une seconde leçon d’histoire,
    ABSURDITE ! et cette différence entre cette ville coupée,
    j’ai acheté des livres de photos sur cette ville détruite à la fin de la guerre,
    terrifiant !
    au retour en Belgique je les ai montrés à mon père qui après les a jetés dans le feu de bois,
    il avait été prisonnier de guerre pendant cinq ans…voilà…émotion…
    nous somme retournés dans cette ville mon mari et moi , Pierre avait aussi connu cette ville
    durant son service militaire , c’était il y a quatre ou cinq ans ,
    éblouissement , oui oui j’ ai saisi votre esprit ,
    avez-vous été au musée Heinz Berggruen (Giacometti, Frida Khalo, Juan Gris, Miro, Matisse et Picasso,
    une belle maison que ce collectionneur allemand émigré aux états-unis en 1936 a offert à la ville
    de Berlin vers 1990, des heures passées devant tant de merveilles et pratiquement personne dans
    cette demeure austère, que la beauté des peintures et des sculptures , je n’oublierai jamais.
    un livre: « mon premier Picasso » éditions l’Arche.
    ah cette Allemagne longtemps coupée en deux…
    et ce musée juif bouleversant où il est impossible de ne pas passer une journée, je crois pour mémoire
    que c’est un polonais qui en a fait l’architecture.
    Notre retour à Berlin a enrichi notre mémoire de ces deux Allemagne,
    j’ai apprécié votre point de vue et je vous fait partager le mien.
    Et aussi ce cher Pierre Mertens bien connu du théâtre que j’aime tant ,
    bien à vous Vincent Engel.

    Reply
  • 26 janvier 2016 at 17 h 56 min
    Permalink

    Réflexions a votre article « L’Europe, combien de divisions? »

    Monsieur le Professeur,

    Je considère la liberté de l’expression une des valeurs fondamentales de nos sociétés. Il est donc très rare que je me sens obligé de réagir directement aux idées publiés dans la presse. Néanmoins, dans votre article du 25 janvier publiée dans Le Soir+ vous avez lancé des accusations d’une telle gravité qu’ils ne peuvent pas être ignorés.

    Dans votre article titré « L’Europe combien des divisions » vous avez décrit la Hongrie comme un des pays « qui suivent un cheminement vers les nouvelles formes de fascisme » une définition que je refuse catégoriquement. Le gouvernement hongrois a reçu sa légitimation démocratique en 2010 et de nouveau en 2014 aux élections libres, qui était ni forcées ni préliminaires.

    C’est vrai que dans ces dernières années la Commission européen a lancé plusieurs procédures de l’infraction concernant l’état de droit en Hongrie mais l’entretemps mon pays a clôturé tous ces procédures. Le gouvernement hongrois a travaillé avec les institutions européennes tout au long de chemin. En effet, selon le dernier rapport de la Commission daté du septembre 2015 actuellement il y a aucun raison de lancer des nouvelles procédures contre la Hongrie. Accusant la Commission de mal faire son travail tolérant la Hongrie et la Pologne dans le club européen vous mettez en question la légitimation des mêmes institutions que vous défendez avec telle détermination.

    Nous sommes parfaitement d’accord, Monsieur le Professeur, que les intérêts des citoyens européens devraient être une priorité absolue. Permettez-moi, néanmoins d’ajouter un point : leur craints devraient être également mis en considération. Ni la politique ni le discours européen ne pourraient ignorer l’opinion publique. Dans les moments délicats comme celui-là quand l’Europe devrait affronter des défis énormes comme la crise migratoire c’est la responsabilité principale des gouvernements nationaux de faire leurs devoirs, comme le gouvernement hongrois l’avait fait. Autrement, c’est uniquement l’extrême droit qui profitera de cette situation – un scénario que je trouve autant évitable que vous-même.

    Je reste à votre disposition, Monsieur le Professeur, pour continuer ce dialogue intellectuel mais je vous prie de bien vouloir éviter de la formulation des accusations malveillantes et injustifiées dans la future.

    Je vous pris, Monsieur le Professor, de bien vouloir agréer mes salutations les plus distinguées.

    Zoltán Nagy
    Ambassadeur de Hongrie
    en Belgique

    Reply
  • 5 février 2016 at 14 h 18 min
    Permalink

    Re : Votre chronicle « L’avenir du fascisme »
    http://www.lesoir.be/1105975/article/debats/chroniques/2016-01-28/l-avenir-du-fascisme

    Monsieur le Professeur,

    Permettez-moi de réagir à nouveau suite à votre billet paru sur le site LeSoir+, le 31 janvier dernier. Comme je vous l’avais indiqué dans ma première réaction à vos écrits, il est rarissime dans ma fonction de s’engager dans un dialogue direct et public avec les détracteurs de mon pays. Je n’ai pas votre aisance pour m’exprimer dans les médias ni la liberté de ton et de parole de tout un chacun. Rien n’est plus éloigné de mon caractère par ailleurs que de rechercher le conflit. Si j’ai pu donner l’impression de réagir outrancièrement à vos propos, j’en suis désolé. Néanmoins, je ne peux laisser dire certaines choses qui dépassent l’échange de vues constructif pour devenir de l’acharnement.

    Revenons tout d’abord un instant sur le cadre de notre débat. Malgré le fait que je n’ai jamais mentionné une quelconque nécessité de lutter « contre les vagues déferlantes », je suis d’accord avec vous sur la définition du sujet : nous parlons bien de migrants, pas de réfugiés. Il faut être précis dans les termes et ne pas céder aux approximations ou aux amalgames. La dictature du politiquement correct à tout prix risque de détourner notre attention des vrais problèmes. Personne ne conteste que le nombre de migrants va continuer d’augmenter dans les prochaines années. La pression migratoire sur l’Europe ne faiblira pas. Les valeurs européennes que nous partageons tous continueront d’être malmenées par des forces hostiles tant intérieures qu’extérieures. Le chaos causé sera mis à profit par les organisations criminelles pour avancer leurs intérêts et étendre leur emprise. Les premières victimes de ces mafias sont les migrants eux-mêmes, traités comme du bétail que l’on exploite sans pitié.

    Une situation dans laquelle il suffirait à n’importe qui capable de dire les mots « je suis réfugié » d’obtenir un accès automatique et incontrôlé à l’Union européen n’est pas soutenable. C’est même faire une grande injustice à ceux qui sont réellement victimes de la guerre qui justement ne sont pas en mesure de la fuir, aussi que á ceux qui essayent de suivre les longues procédures prescrites pour obtenir légalement un visa pour l’espace Schengen. Nous sommes donc tous confrontés au même dilemme, à savoir comment respecter les obligations découlant des traités internationaux écrits juste après la seconde guerre mondiale, dans un tout autre contexte, tout en préservant l’intégrité de nos sociétés et la sécurité de nos populations. J’aurais tendance à protéger en priorité ceux qui me sont proches, mes concitoyens, ainsi que nos valeurs partagées, plutôt qu’un concept un peu abstrait de solidarité, aux contours mal définis, toujours plus facile à exiger des autres que d’appliquer soi-même … J’utilise le mots « protéger » car nos citoyens et nos valeurs ont besoin de protection. C’est le premier devoir d’un État et ceux qui l’oublient sont voués au déclin. Protéger la cohésion et la bonne marche de nos sociétés démocratiques devrait donc être notre priorité. Deuxièmement nous devons honorer nos obligations internationales et aider ceux qui ont réellement besoin de notre aide. Mais la simple envie d’obtenir une vie meilleure sous des cieux plus cléments, pour compréhensible qu’elle est, n’est pas un droit fondamental reconnu. Nous n’avons pas l’obligation d’accueillir des migrants économiques sur notre territoire, des personnes que d’ailleurs nous ne pourrions pas aider actuellement. Je vous rappelle que le niveau de vie moyen en Hongrie est bien inférieur à celui de la Belgique. La seule voie qui nous reste pour pouvoir aider ceux qui ont le plus besoin de notre aide est claire: il faut assurer la protection des frontières extérieures de l’Union et ralentir le flux des migrations tout en accélérant les procédures de retour volontaire et, le cas échéant, de retour forcé.

    J’ai d’abord songé à vous envoyer une réponse très détaillée pour souligner que le besoin d’une nouvelle loi fondamentale en Hongrie ne découlait pas d’un caprice politique mais tirait ses origines du fait que l’ancienne Constitution hongroise datant de 1947 était considérée comme « intérimaire » depuis 1990. Je ne peux pas juger dans l’absolu si le nombre des modifications introduites (cinq fois depuis 2010) dans la nouvelle loi fondamentale de la Hongrie par rapport au texte antérieur sont trop nombreuses, mais me plaçant dans un contexte belge de réforme constitutionnelle quasi permanente depuis 1980, leur nombre me semble toujours être plutôt raisonnable. Le gouvernement hongrois, comme je vous ai indiqué dans ma première réponse, a pleinement coopéré avec la Commission européenne tout au long des procédures d’infraction initiées en 2010-2011. Au bout de ce processus et de ce dialogue, la Commission et la Cour de justice de l’Union européenne ont conclu que mon pays s’était conformé au droit européen. Nous restons tout disposés de continuer le dialogue avec les institutions européennes y compris du Parlement européen sur l’Etat de Droit avec comme seule condition que les critères appliqués soient les mêmes pour tous pays membres, qu’ils soient membres fondateurs ou pas.

    Une dernière remarque pour conclure, nous sommes tous les deux d’accord pour penser que l’excès nuit en tout et peut constituer un danger pour nos valeurs fondamentales. C’est pourquoi le gouvernement hongrois a introduit le principe de « fair banking » l’année passée, obligeant les institutions financières à montrer plus de solidarité vis-à-vis de leur clientèle. Ce n’était pas facile au début, mais les banques qui sont actives en Hongrie s’y trouvent désormais dans un environnent beaucoup plus stable.

    Respecter les règles européennes en matière de sécurisation des frontières extérieures pour protéger l’Espace Schengen, par exemple, ne peut pas être jugé contraire aux valeurs fondamentales européennes. Écouter la voix de nos citoyens en Belgique ou en Hongrie ne peut pas être jugé contraire à la Démocratie. Sinon nous serions déjà dans la pire des dictatures …!

    En vous remerciant, Monsieur le Professeur, pour votre intérêt vis-à-vis mon pays, je vous prie d’agréer mes salutations les plus distinguées,

    Zoltán Nagy
    Ambassadeur de Hongrie

    Reply
  • Pingback: Droite, Gauche, Droite, Gauche, Droite, Gauche, Droite, Gauche… » MEDIAS CITOYENS DIOIS | MEDIAS CITOYENS DIOIS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *