Vincent Engel m’enquiquine. Il fait le malin parce qu’il a publié avant moi chez Fayard. Mais sans moi, il ne serait rien. Il prétend n’en rien savoir. Il dit à qui veut l’entendre que je suis son double « adoré et détesté » ; il est ma doublure, oui ! Il affirme aussi que je suis ce qu’il serait devenu s’il n’avait pas rencontré sa femme. Son père l’a dit : toujours laisser leurs illusions aux gens ! Un jour viendra où j’écrirai la vraie histoire de Vincent Engel. En attendant, je le laisse inventer ce qu’il croit être ma vie. De nous deux, c’est moi qui durerai le plus longtemps…


Baptiste Morgan.

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